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 RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie

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MessageSujet: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Mer 16 Nov - 1:40


RP COMMUN
#17

Une petite parenthèse

- Vous ne devez passer le tour d'aucun de vos partenaires rp. Si un membre devient inactif, le mdj se chargera de le dégager, proprement, pour vous. N'attendez pas le mdj dans l'ordre de postage, il viendra vous offrir des effets papillons et péripéties de temps en temps. Puisqu'il s'agit d'un sujet commun, si vous êtes inactif dans ce dernier (le faites attendre plus de deux semaines), vous serez retiré du sujet (sauf en cas d'absence signalée)
Pour relire les explications: c'est ici

NB: NE POSTEZ ICI QUE SI NOUS VOUS DIRIGEONS VERS CE SUJET SVP


Votre rp commun

Allongé sur le dos, tu écoutes la radio. Cette chanson, tu peux l'écouter des dizaines de fois sans aucun problème. Autant pour la voix mélodieuse de la fille qui la chante, qu'autant pour le rythme de cette dernière. On dirait que tout est à sa place, tout est synchronisé. Lorsque tu fermes les yeux, tu peux te souvenir facilement des paroles de cette chanson, comme si cette dernière avait été écrite pour toi. Lorsque tu la fredonnes, tu sais bien que cette dernière peut t'emporter un peu n'importe où. Elle a été écrite pour toi cette chanson, tu ne peux dire le contraire. Et tandis que tu fermes les yeux à nouveau, espérant pouvoir te rappeler chaque petite seconde de cette mélodie, un vacarme atroce se fait entendre dans la cuisine. Tu sais bien que tu es seul dans ton habitation. Pas de frère, de soeur, de mère ou d'amis avec toi. Complètement seul... et ceci t'effraie un peu.

Lorsque tu décides de te lever du sofa et de t'approcher de la porte qui mène à la cuisine, encore un bruit. Plus doux maintenant, comme si quelqu'un essayait de camoufler quelque chose. Est-ce possible ? Tu es vraiment seul pourtant ici, et personne ne peut entrer chez toi. Enfin, c'est ce que tu pensais quelques secondes auparavant. Tu te croyais seul et maintenant, tu comprends très bien que ce n'est pas le cas. La main sur ton téléphone portable, tu te demandes quoi faire. Appeler la police ou un ami ? Laisser le téléphone, prendre ton courage à deux mains et essayer d'affronter ce qui se trouve derrière la porte ? Tu ne sais que faire mais une chose est sûre, c'est que tu devras te dépêcher pour faire ton choix car encore, ce même bruit, toujours aussi présent, qui ce fait entendre.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Ven 18 Nov - 13:33

La solitude. Drôle de concept. Si apaisant, si tuant.
La même rengaine encore : être seule c'est bien mais être seule c'est mal.

L'espèce, l'antinomie, tout est différent. La musique crache dans la pièce, elle sort des murs, du haut plafond. Elle s'écrase, elle jette ses ondes à qui veut l'entendre. Elle prend et elle serre. Elle relâche aussi. La solitude et la musique sont deux contraires attirants.

Seule et pourtant accompagnée. Le violon s'exerce, presque démoniaque. Les cordes se tirent, se détendent. Le chevalier est armé de sa plus belle tueuse. La solitude est si bonne, elle pardonne, elle fait oublier. Elle est le choc salutaire et nécessaire.
Là, allongée, tes yeux dans le vide. Les cheveux vulgairement rejetés dans le dos qui collent à la nuque comme la sansgue colle la peau. Ils aspirent presque les petites gouttes qui perlent.

Pas chaud pourtant. Une sensation curieuse, d'adorable, de parfait. La brise parvenue de la fenêtre s'engouffre comme une clandestine, s'écrase sur tes joues si blanches. Tes lèvres si fines se tordent parfois d'un petit sourire, elles sont si pâles qu'elles feraient mourir n'importe qui.
Elles se tordent puis se remettent en place, parfaits soldats de sentiments exprimés. La musique rugit encore, plus violente, plus chargée.
L'envolée est totale, les murs trembleraient presque à l'unisson avec tes émotions qui s'envolent. Lyrisme, poésie, perfection. Tes longs doigts battent la mesure, s'acharnent, se déchaînent, ils s'envolent et vibrent, ils virevoltent.

Ils sont les hirondelles qui tracent le printemps dans les cieux, ils sont les cavaliers apportant la mort, ils jugent et condamnent, ils vibrent, ils hurleraient s'ils le pouvaient. Ballet impressionnant, sonnantes et trébuchantes danseuses assassinées. Virtuose, danse endiablée.
La musique faiblit presque, rien n'existe plus que dans ta tête. Les draps sont jetés, les corps enchevêtrés, les promesses sont dites, les mots valent tout l'or du monde et plus encore. Rien n'a plus d'intérêt.

Cette ballade, elle est capable de tout, à son écoute, tu peux voler parmi les oiseaux, te prendre pour un guerrier conquérant le cœur de sa princesse. T'es une sacrée battante. La maladie n'existe plus, les sourires sont là sur tous les visages, puissante magie que celle de la chanson.
Les morts sont vivants, les vivants le sont aussi. L'orgre ne dévore plus que la mort elle-même.
Les guerres sont éteintes, prémices d'un futur enterré. Les fables sont réelles : l'Homme aime l'Homme, le loup n'est plus qu'un ami de la bergerie. Ce pouvoir si absolu qui s'éteint au fur et à mesure. Le cœur qui de ses battements en devient presque fou, le soleil projeté comme une ombre au dessus des crânes.
Bonheur fou.

Voyage à pas cher. Les flammes brûlent comme les violons se déchainent. La femme hurle son amour, hurle sa souffrance. Et toi, dans l'intérieur, tu brûles. De désirs, d'envies, de mots jamais prononcés, de canons dévoyés.
Tes doigts s'amusent encore, ils rêvent de monts dans lesquels se déployer, ils rêvent de donner l'amour et le plaisir. Au lieu de quoi ils battent la mesure, ils s'acharnent à faire semblant d'être là, utiles. Bulles d'écume, bulles de savon, ils ne sont que les extensions de bras fatigués par tant de combats avortés.

T'as le dos douloureux. Ta main gauche s'élance, elle tient la clope qui se visse trop souvent entre les lèvres, gardienne du plus exquis plaisir. Le tabac se mélange aux sentiments. Enivrante situation qui fait vibrer chaque sensibilité. Tes fesses si maigres s'enfoncent encore plus dans le divan couleur crème, elles sont là, posées sur le coussin du milieu. La délicatesse d'un mammouth.
Dix minutes. Presque dix minutes que la musique s'est éteinte. Pourtant, elle continue d'exploser dans la tête, la mélodie si douce, la voix si pure vrillent tes tempes avec tant d'insistance qu'on dirait presque un marteau-piqueur. Dans l'air pur du matin, la cigarette se consume, les fumées bien vite dissipées par le vent qui souffle.

Vent d'hiver.
Une tasse de thé encore bouillante attend sagement sur la table, à quelques centimètres. Mais tes yeux clos n'ont aucune envie de s'ouvrir, ils refusent presque l'invitation du cerveau. La secession est déclarée, l'indépendance est remportée.
Alors que le nouveau pays oculaire semble toujours hostile, un bruit sourd fait s'effondrer le cocon mental. Les paupières se déplient sitôt. La cigarette morte s'échoue immédiatement dans la tasse de thé.
Le bruit est là, toujours. Ton téléphone, l'un de ceux que l'on achète pour la marque, se retrouve dans ta main gauche si vite qu'on pourrait croire à un tour de magie. Il n'en est rien. La réalité est là, concrète.

Alors que tes pieds nus s'approchent, glissant sur la céramique froide, le bruit est plus sournois. Il te faut tendre les deux oreilles, envoyées du bon dieu, pour capter les assourdissements. Tu regardes le cadran de ton téléphone. Qui appeler ? Que faire ?
Tu n'as personne. Personne qui soit plus capable que toi. Les flics ? Une bande de bons à rien tout juste capables de mettre des amendes pour mauvais stationnement - trois fois le mois dernier quand même, ils s'emmerdent pas- ton attention est rattrapée par les bruits presque cycliques. Le vent frappe dans ton dos, mortifère. Le temps est glacial, l'horizon est sombre, et bientôt, ton téléphone se retrouve dans la poche. Tu poses la main droite sur la poignée, la gauche empoignant un vase qui trône sur un guéridon.

Un, deux, trois.
Respirations. Saccades.
Trois, deux, un.
Il est temps.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Ven 18 Nov - 14:56

great clouds

the walls kept tumbling down in the city that we love Great clouds roll over the hills bringing darkness from above
Elle est là. La fixant avec une légère pointe de dégoût. Elise semble perturbée. Perdue depuis l'annonce de sa fille. Plus aucun mot ne sort de sa bouche charnue. Stéphanie tient un magazine, assise sur le canapé, comme une provocation. Le silence qui règne dans la pièce donne une froideur encore plus prononcée à l'ambiance déjà glaciale. La jeune fille, qui n'a pas hérité de la chevelure blonde de sa mère, se lève soudainement. Elle attrape son sac à main. Elise ne sait plus comment réagir. Elle aime profondément sa fille, mais elle ne la comprend plus. Elle ne se rappelle même pas de la dernière fois où elles ont tenu une conversation censée. La voici enceinte à présent et son petit copain disparu. Stéphanie se retrouve seule, pourtant Elise a du mal à éprouver de la compassion à l'égard de sa fille. Ce petit sourire en coin, ces petits rires hautains. Stéphanie n'apaise en rien la situation.

« Je vais aller faire un tour, probablement rejoindre Max, il finit son service dans dix minutes. » Une réflexion passe dans l'esprit de sa mère, elle le sait. Quelque chose comme « Ah oui, il travaille, lui ». Quelque chose de petit et sans intérêt. Elise se retient. Inspire. « Parfait, je ne t'attends pas pour dîner alors. » Les lèvres rosées de Stéphanie s'étire en un sourire presque sincère et sort de la maison.

Soupir. Elle ne la supporte plus. Elle ne supporte plus leur relation. Elle ne supporte plus les mensonges. Ce mensonge bien trop gros pour elle. Il a réussi à la faire taire, mais à quel prix. Parfois, il lui arrive de le sentir. Cet être inventé de toute pièce qui est censé grandir dans son ventre. Elle l'a tellement dit, « je suis enceinte », que cela devient presque SA réalité. Étrange. Douloureux. Ce nouveau personnage est plus complexe que les derniers. Elle se déteste. Elle se hait d'avoir une si bonne imagination. De n'avoir rien trouvé d'autre pour stopper les critiques de sa mère et de son petit copain. Elle ne voulait pas travailler. Évidemment, plus personne ne la forcera à présent. Sauf que tout le monde s'attend à voir son ventre s'arrondir. Elle n'a pas prévu la suite. Pas encore.

Ses pas résonnent sur le bitume. Une musique qui rend sa traversée inquiétante. Elle a peur du noir. Elle n'aime pas être seule. Elle agit comme une enfant. Prend ses décisions comme une adolescente écervelée. Pourtant, elle aimerait qu'on la prenne pour une adulte. La rue est sombre et les lampadaires sont loin d'être rassurants. Soudain, ses pas ne sont plus le seul bruit. Il y a quelque chose d'autres, de presque silencieux. Elle sent une ombre dans son dos. Gigantesque. Elle a peur, n'ose se retourner. Ses pas sont plus rapides. Ses mains tremblent. Elle aperçoit une maison à sa droite. Son cerveau est embrouillé. Elle n'arrive plus à réfléchir. Elle entend le bruissement des feuilles à quelques mètres d'elle. Ça vient de la forêt. Stéphanie pivote brusquement et se dirige vers la bâtisse. Elle ne voit pas de lumière, mais toque à la porte quand même. Pas de réponse. Les yeux plissés, elle jette, un regard derrière elle. Des branches bougent, elle ne voit rien d'autre que des feuilles qui frémissent à un endroit bien précis. Elle en est certaine, il y a quelqu'un ou quelque chose. Elle se rue vers la porte arrière. Les portes donnant sur la cuisine sont rarement verrouillées dans les petites villes comme Blackwood.

Sa main se pose sur la poignée, elle entre à une vitesse fracassante. Bousculant plusieurs objets au passage. « Merde ! » Elle se retourne. Fixe la forêt. Les battements de son cœur son bien trop rapides. Elle a l'impression que l'organe va sortir de sa poitrine. Elle tente de calmer sa respiration. Ses mains se posent sur les murs qu'elle distingue à peine. Il faut qu'elle trouve la lumière. Un bruit se fait entendre. Cette fois-ci, il est à l'intérieur de cette maison. Ses mains tremblantes se posent sur ses lèvres. Elle est totalement paralysée.


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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Sam 19 Nov - 12:10

Guerrière de paille. Guerrière de fumée. Tes frêles épaules ne sont pas combatives, elles ne sont pas façonnées pour la guerre.

Tu es plutôt la veuve, tapant le fer à l'usine en attendant la fin du conflit. T'es le genre de femmes trop précieuses pour se salir les mains. Et pourtant t'es là, de ton bon mètre quatre-vingt, ta jupe trop lisse sur le corps, ton haut qui déforme jusqu'au frémissement de ton nombril, t'es là comme une vengeresse. T'es là pour la guerre, quoiqu'il se passe, quoiqu'il se trouve derrière cette foutue porte.
La porte est en bois, sans doute issue des cousins des arbres qui parsèment encore la forêt environnante.
T'as pas vraiment peur, t'as jamais été peureuse. Mais y'a quelque chose qui vrille ton ventre. Ca ressemble presque à de la rage. De la rage pour le truc qui se trouve derrière. Tu ne sais même pas ce que c'est et pourtant t'enrages, t'as presque envie d'adopter la technique des vieux texans : prendre un flingue, tirer et discuter après. Merci le deuxième amendement. T'as bien un Glock, cadeau de majorité offert par ton vieux paternel mais tu n'as jamais pris la peine de le déballer. Qu'est-ce qui pourrait arriver dans une vieille ville pourrie ?
Griller un feu rouge représente le comble de la criminalité dans le coin. On pourrait presque s'y croire, dans ce bon vieux Far-West qui aujourd'hui encore fait le raffinement de la légende américaine. Il ne manque plus que les affiches Wanted dans les vieux tons sépia de l'époque et c'est parfait; "Recherché mort ou vif pour avoir grillé le feu de Main Street". Ouais, ça ressemble à toutes les petites villes des Etats-Unis, c'est morne. Morne comme l'outrage absolu qu'on t'as fait subir. Morne aussi, comme le courage que t'avais quelques secondes auparavant. Lui n'est même plus morne, il est simplement mort, déjà six pieds sous terre.
Ta main est toujours sur la poignée. Parce que ton cœur bat, si vite, si fort. Il bat comme l'eau frappe la roche. Il bat régulièrement, BOUM BOUM. Le sang est aux oreilles, il tambourine contre les tempes. Le rythme augmente encore, la peur, l'hésitation.
Le ventre est vrillé, paralysé. Les bras s'enlisent dans de nauséabonds arrêts. La chanson d'autrefois, celle dans la tête, dans chaque pore de la peau s'est évanouie, prenant cent ans d'un coup. Rien ne compte plus que le rassemblement du courage. Tu dois le faire, tu le sais. Conscience, hésitation. Tragique beauté qui s'effondre. Océan brûlé, dévasté. Le regard n'est qu'une plaine éteinte, les animaux ont quitté les pâturages. Tu rêves, tu rêves d'être ailleurs, loin là-bas, dans les nuages d'autrefois, dans les volcans brûlants, à défier la mort.
Tout sauf ici. Démons intérieurs, remords de la surface. Créature immonde que la peur. Elle est là, handicapante. Ta prison n'a aucun barreau, ta cage n'a aucune délimitation. Elle est intérieure, elle est extérieure. Elle prend et elle rejette en morceaux. Elle est comme une voiture lancée à toute vitesse dans une vitrine, comme le terroriste qui détruit avec froideur. Elle est courageuse et faible à la fois. Elle est tout et elle n'est rien. Elle s'affronte, elle se défonce.

Tu souffles. L'appel est lancé au corps meurtri : courage, courage, courage. Il n'entend pourtant rien. Ton cerveau se perd dans les pensées, dans les nuages du songe.
Le rythme change brutalement. Après tout, tu ne dois pas avoir peur. T'as un vase dans la main, l'ultime prolongement meurtrier de tes pulsions.
T'es la reine, la reine de ce domaine et personne n'a le droit de venir troubler ton repos. T'es aussi douce que le tapis de neige qui s'abat, aussi piquante que la pluie qui frappe les visages. Tu es une armée lancée à la poursuite de la bête, tu es l'Inquisiteur. Tremble sorcière, ton heure est proche.

Le morceau revient dans ta tête. Ces déchainements sont si puissants qu'ils arrivent à faire sortir tes yeux de la torpeur. Panique chassée. Tu es rayonnante, au fond de toi, tu le sais et les autres devraient le savoir aussi. La rage remplace les autres émotions. Tu revois la tête de ce crétin, jouissant de sa promotion à ta place et tes dents se serrent dans un courroux proche de l'explosion.
C'est ça, rassembler la colère et la rage, t'en servir. C'est ainsi que ça fonctionne, tu le sais, tu le sais depuis gamine. T'as toujours été une locomotive de rage prête à exploser.
Alors tu fais basculer la porte avec entrain. Dans un cri barbare, presque démoniaque, tu hurles en jetant le vase devant toi, sans même regarder s'il s'échoue sur quelque chose. Tu ne vois presque rien. En fait, tu ne regardes même pas. « Dégagez de chez moi ou la prochaine fois c'est une balle que je lance au travers de la pièce. » Le bluff. Ca peut marcher. Tes yeux se stabilisent enfin. Une rousse est devant toi. Tu te jettes immédiatement vers elle, la rage aux babines, prête à bondir comme une bête sauvage. « Qui tu es, bordel ? » dis-tu en jetant un poing dans le vide ne sachant même pas si ça va l'atteindre.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Sam 19 Nov - 18:27

great clouds

the walls kept tumbling down in the city that we love Great clouds roll over the hills bringing darkness from above

Le temps. Cette saloperie qui s'échappe si vite. Qui la laisse en plan alors que les autres avancent. Qui lui donne l'impression de leur être inférieure. Il est trop tard maintenant. Trop tard pour changer sa vie. Elle a seulement vingt-deux ans, pourtant sa vie semble s'être écoulée sans qu'elle s'en aperçoive. Elle s'est arrêtée là où commençait celle des autres. L'université, la colocation, le mariage, le travail. Elle n'en veut pas. Elle ne sait pas ce qu'elle veut, mais c'est autre chose que cette vie là. Autre chose qu'un père qui ne l'appelle que pour son anniversaire. Autre chose qu'un copain qui disparaît soudainement de la surface de la planète. Autre chose qu'un frère qui ne lui adresse plus la parole. Autre chose qu'un mensonge qui la ronge.

Elle ne sait pas où tout cela va la mener. Tous ses mensonges, toutes ces disputes avec la seule femme qui la supporte. Elle se sent mal. Terriblement mal. Au lieu de le dire, de le crier au monde, elle se tait, laissant la douleur creuser un trou un peu plus profond dans sa poitrine. Elle ne laisse jamais les larmes couler. Elle se montre forte, fière, mais elle n'est faite en réalité que de souvenirs cassés. De miroirs brisés. Il n'y a rien qui la rend plus triste que d'imaginer ce qu'aurait pu être sa vie, si ses parents n'avaient pas divorcés, si elle était restée au Canada, si elle avait continué ses études à l'université. Sa vie n'est faite que de regrets. Regrets qui la rongent. Qui la consument. Elle ne fait qu'empirer les choses, elle le sait, mais elle n'arrive pas à changer.

Les mains toujours plaquées contre son visage fin, Stéphanie guette le moindre bruit. Plus un son. Ses bras se détendent, ce n'était sûrement que son imagination. Elle pose la main sur son sac à main. Attraper son téléphone, appeler sa mère à la rescousse et fuir cette maison. Ce plan lui semble être une bonne idée, jusqu'à ce qu'elle perçoive de nouveaux bruits. Une porte s'ouvre brusquement. Violemment. Un cri suit ce geste brusque et un vase traverse le couloir. Il vient se fracasser contre le mur. « Dégagez de chez moi ou la prochaine fois c'est une balle que je lance au travers de la pièce. » La bouche de Stéphanie ne cesse de s'ouvrir pour se refermer subitement. Son cœur bat la chamade. Les tremblements reprennent dans ses mains, et dans tout son corps. Elle attrape la poignée de la porte par la main droite quand une masse à la chevelure claire bondit sur elle. « Qui tu es, bordel ? » Elle ne la distingue pas. Il fait complètement noir, pourtant elle voit une masse plus fine s'approcher à vitesse folle de son visage. Elle n'a pas le temps de reculer ou même de bouger un seul muscle. Elle sent simplement la douleur envahir sa joue droite. Son corps s’effondre. Ses fesses viennent goûter le carrelage glacé. Elle lève les mains au-dessus de sa tête afin de se protéger cette fois-ci. « Pitié, non ! » Elle tente d’apercevoir qui est à l'origine de la douleur lancinante qui lui irradie toute la joue. Elle ne la reconnaît pas, pourtant cette voix lui disait vaguement quelque chose. Tous ses muscles sont contractés. Sa peur s'est amplifiée. Elle aurait mieux fait de rester dans la rue finalement.

« Je suis désolée ! » Sa respiration ralentit légèrement. Il le faut si elle compte lui expliquer pourquoi elle est là. « Il y avait quelque chose. Quelque chose me suivait. Je suis désolée. J'ai flippé... La porte était ouverte... Alors je me suis réfugiée ici. Je voulais simplement appeler quelqu'un. » Sa voix sanglote. Elle n'a pas de courage. Aucun.
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And I am feeling so small It was over my head I know nothing at all And I will stumble and fall I'm still learning to love just starting to crawl. Say something, I'm giving up on you ©️ Eternal love
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Mar 22 Nov - 11:40

La pitié. Drôle de concept. Futile. Comme le reste, comme la vie qui passe, comme le temps qui détruit. Chronophage, la vie est tout de même l'emmerdement ultime. On s'échine, on se tend, on se détend. Le black-out arrive, saisissant. Le black-out est complet, au volant d'une bagnole, on s'élance au travers des cités mortifiées. On fait le tour du monde dans les têtes, on se met les mains devant les yeux.

On refuse de voir le carnage, on refuse toute cette merde et on recommence. A vie. On se dit qu'on est éternels, on se dit qu'on aura le temps de faire des choses et au final, on fait rien. Comme toi, bonne à rien. Médiocre passagère d'une vie qui ne ressemble plus à celle d'autrefois. T'es plus rien. T'es plus que l'ombre qui subsiste, l'existence en bandoulière comme un sac de marque. T'as plus envie non plus faut dire. Y'a rien pour te satisfaire. Ta vie est un échec sur tous les plans. Amoureux d'abord où toutes tes relations sont de cuisantes démonstrations du "tout ce qu'il ne faut pas faire". Des mots trop souvent prononcés, des écarts de conduite d'antan parfois pardonnés. Des massacres dignes des plus grands. Des chutes, des tourments.
Le néant aussi, parfois.
L'étrangère sur des terres hostiles, le religieux malvenu, le badaud face au tueur sanguinaire. Le type au mauvais endroit au mauvais moment. La pauvresse de l'âme et de l'esprit. Cyclique, inconvenant. Vie parfaite aux apparences, en profondeur bien trop surfaite.
Au plan professionnel, ta vie n'est pas mieux que sur l'autre tableau : sous-estimée, maltraitée. C'est ça d'être une femme dans ce siècle. Tout est question d'apparences. On joue les novateurs en vantant le nombre de femmes dans les entreprises, on se ravit de les voir à la télévision - en petite tenue de préférence- mais lorsqu'il s'agit de confier de vraies responsabilités au sexe que l'on appelle faible, les pénis sont de sortie, en ballade dans quelque bois bien senti.

La voleuse est là, devant toi. « Pitié, non !  » Ses cris de pitié sont d'une incroyable faiblesse. Tellement qu'il pourrait inspirer la pitié. La pitié, c'est un mot bien vain. Un mot parmi les morts, un mot qui conduisit souvent à l'inéluctable. La pitié, c'est la mort, c'est les poussées lyriques du condamné. Parce que la pitié est une sentence. La pitié, aussi, est un aveu de faiblesse spirituelle.
Toi, t'es trop forte pour crier à la pitié. T'es une guerrière amazone, le sein coupé en moins. De toute façon, il n'y aurait pas grand chose à tronquer.
T'es une battante, t'as jamais abandonnée, t'as toujours eu la vengeance comme simple idée. Leitmotiv barbare, ça te guide chaque jour que dieu ou quoique ce soit fait. T'as la guerre dans l'ADN, le combat des veines. T'es une publicité vivante pour le féminisme militaire. Le genre Rosie la Riveteuse sans le message militariste derrière. Le Texas en héritage. « Tu sais où tu peux te la mettre ma pitié ?  » dis-tu en jetant un pied en l'air qui rate sa cible de très loin. La scène, de l'extérieur, paraîtrait exagérée. Elle, avec ses maigres fesses explosées sur le sol froid, et toi, te prenant pour un ninja du dimanche. « Non mais est-ce qu'on rentre chez les gens comme ça hein ? On est pas en Russie là, tu connais la propriété privée grognasse ?   » Encore un coup de pied risible.
L'autre se protège puis se calme. «  Je suis désolée ! » jette-t'-elle. Ton rire est sardonique, presque ironique. Tu calmes tes pieds qui ne demandent qu'à cogner, pourtant si précieux. « Moi aussi je suis désolée de ce qui va t'arriver. » Un regard noir, jeté avec haine. Tu détestes cette violeuse de vie privée, tu détestes ces gens-là qui se croient tout permis. Tu détestes finalement l'Humanité entière. Même si cette humaine là est plutôt dotée d'attributs physiques dignes d'intérêt. De ce que tu en vois, du moins. « Il y avait quelque chose. Quelque chose me suivait. Je suis désolée. J'ai flippé... La porte était ouverte... Alors je me suis réfugiée ici. Je voulais simplement appeler quelqu'un.  » Un hochement de sourcil, puis de tête. Les bras qui se croisent, se décroisent aussitôt. La main qui glisse vers la jupe, qui attrape un paquet de clopes.

Un silence mort. Un silence froid. Jeux de regards, jeux de haine. Calmement, mais avec une voix colossale, une voix chargée de tensions, tu parles, expulsant par la même occasion tant de fumée revenant des poumons.  « Donc la meilleure manière de fuir c'est de rameuter ce fameux danger chez moi. T'as une cervelle ou t'es juste une plante verte ? » Tu tires une bouffée de ta cigarette en fixant la jeune fille. La rousseur de ces cheveux comme tant de braises qu'elle pourrait allumer en toi. « C'est quoi ton nom ? » lances-tu en lui tendant la main pour qu'elle se relève.  « J'en ai besoin pour appeler les flics. » Une nouvelle bouffée de cigarette. Et ce silence éteint qui revient. Inlassable.
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #17 | Feat: Elody, Stéphanie   Mer 23 Nov - 12:30

great clouds

the walls kept tumbling down in the city that we love Great clouds roll over the hills bringing darkness from above
Torrent qui nous emporte. Projets qui tombent à l'eau. Relations qui prennent fin. La déception l'entoure. Elle n'a plus envie d'avancer, à chaque fois, tout s'effondre. Tout prend fin. Elle n'atteint jamais son but. Ultime et si souhaité, tout s'écroule. Tout s'envole.

Un murmure, une étincelle. Elle se souvient des belles promesses. Celles de son père. Celles de Tristan. Un avenir si beau, si brillant. Un souhait qui vient rejoindre les autres. La disparition de son compagnon n'annonce rien de bon, ni pour elle, ni pour la ville. Le mystère qui entoure Blackwood est grand. Tristan ne s'est pas enfuit, elle en est certaine. C'est aussi clair pour elle que le fait qu'elle ne soit pas enceinte. Il ne serait jamais parti. Il ne l'aurait jamais laissé.

Toujours allongée sur le sol glacial, Stéphanie commence à se demander si elle n'aurait pas été en meilleure compagnie avec la chose qui la suivait. Alors qu'elle implore la pitié, le visage de la blonde se durcit. « Tu sais où tu peux te la mettre ma pitié ? Non mais est-ce qu'on rentre chez les gens comme ça hein ? On est pas en Russie là, tu connais la propriété privée grognasse ? » Elle lève le pied, les yeux de Stéphanie se ferment, se préparant à la douleur, la joue toujours en feu. Le pied s'écrase bruyamment contre le carrelage. Une fois, deux fois, trois fois. Surprise par ce geste interpellant, la rouquine n'en reste pas moins effrayée. Elle s'excuse, les mots ont du mal à sortir de sa bouche. La peur, le questionnement. Le seul point positif; les querelles avec sa mère sont à présent enfouies bien loin.  « Moi aussi je suis désolée de ce qui va t'arriver. » Un regard noir, rempli de haine. La pénombre donne à ce visage un aspect effrayant. Pourtant, les traits sont fins et la beauté, de cette jeune femme, bien présente.

Pas le temps de rêvasser, elle semble réellement en colère. Stéphanie s'excuse une nouvelle fois, s'explique. Elle espère que cette fille est dotée d'un peu de compassion. Juste une once. Juste une larme. Juste quelque chose qui lui permettrait de sortir d'ici. « Donc la meilleure manière de fuir c'est de rameuter ce fameux danger chez moi. T'as une cervelle ou t'es juste une plante verte ? » Rien ne marche. Tout ce qu'elle dira n'y changera rien, elle en est maintenant persuadée. « Rien ne m'a suivi. » Rien. Juste des branches qui ont bougées quelques mètres plus loin. « J'ai très mal réagit, je te l'accorde. » La fumée qui s'envole jusqu'à son visage. Elle s'empêche de tousser. Soudain, une main se tend. Stéphanie hésite, mais elle n'a pas le choix. Elle l'a saisi et se relève. « C'est quoi ton nom ? J'en ai besoin pour appeler les flics. » Cette phrase retentit dans son estomac. Elle ne peut pas faire ça. Ce ne sera qu'une énième déception pour sa mère, elle aura beau lui expliquer, elle ne voudra rien entendre, comme d'habitude. « Ecoute, je suis vraiment vraiment désolée. Mais je t'assure que ce que j'ai dit est vrai. » Elle réfléchit. Il est temps de faire marcher ses neurones. Une étincelle passe dans son regard. « La preuve, j'étais tellement effrayée que j'ai fait un bruit de dingue, je suis peut-être stupide, mais si j'étais venue te cambrioler, j'aurais été plus discrète. » Ses yeux se baissent, une mine désolée s'affiche sur son visage fin. Ses mains tremblent toujours légèrement. « Si tu appelles les flics, je vais me retrouver dans une merde noire, j'ai vraiment pas besoin de ça. » Tout bas, presque un chuchotement. Elle se parle à elle-même, tout en espérant qu'elle l'entende et la comprenne. Sa situation est trop compliquée en ce moment, elle ne peut pas se permettre d’atterrir au commissariat. Une larme perle au coin de sa joue. Peut-être que la tristesse l'émouvra un peu plus.
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