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 L'Orpheline et le Bâtard [December]

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MessageSujet: L'Orpheline et le Bâtard [December]   Mar 15 Nov - 21:24

Mes doigts tapotent avec régularité sur le clavier qui se présente devant moi. Mes yeux sont fixés sur l'écran, alors que j'appuie sur entrée, avec un soupçon de culpabilité. December Cory Dicker. C'est ce que mon supérieur pourrait voir afficher s'il passait sa tête au dessus de mon épaule. J'aurais beaucoup de mal à justifier l'entrée de ce nom dans les fichiers de la police, malgré mes grands talents d'orateur, si l'on me le demandait. En y songeant, je jette un furtif coup d'oeil dans mon dos. Personne. Mes pupilles bleutées se reposent sur le sujet d'investigation du jour. Une fiche apparaît. Le tour en est vite fait. Pas de casier judiciaire. Rien de bien intéressant, si ce n'est... J'approche un peu plus près mon visage, descend légèrement la page, la souris dans la main. Le sourire de la victoire. Bingo. La demoiselle est orpheline, depuis un peu moins d'une vingtaine d'années. Les idées s'assemblent dans mon cerveau. Les souvenirs se restructurent dans ma tête, deviennent bien plus lucides, prennent tout leur sens. Tout s'explique.

Revenons en arrière. Cette jolie jeune femme, je l'ai croisée à de nombreuses reprises. A divers bars, dans diverses soirées, dans divers états de conscience. Une beauté folle. Nous avions fait vaguement connaissance, la première fois. Rien de plus ordinaire. Elle avait cette sensualité féline, ce petit quelque chose qui m'avait donné envie de lui arracher ses vêtements, au premier croisement de regard. Son assurance, mon dieu. Elle était bonne à baiser et à rebaiser, mais avec le respect qu'on lui devait. Mais pas ce soir là. D'autres objectifs en tête, d'autres plans. Et le hasard - ou peut être ma qualité de pilier de bar - avait multiplié nos rencontres. Comme pour nous faire savoir qu'indéniablement, il existait une réelle alchimie. Le genre de truc bestial. Qui anime la moindre de mes fibres musculaires. Putain, ce qu'elle m'attirait. C'en était obsessionnel le temps d'une nuit. Mais nous deux, ça ne pouvait pas être banalement facile. Il fallait de la séduction, du langage corporel torride mais distant, n'importe quoi pour faire comprendre à l'autre que ça en valait la peine. Il aurait fallu un séisme pour que l'un de nous deux cède. Trop de fierté certainement, trop le goût du jeu, aussi. On se plaisait. Elle le savait, je le savais, on le savait. C'était le mythique jeu du chat et de la souris. Mais personne ne savait qui était le chat, et qui était la souris.

Mais il n'y a plus aucun doute, maintenant. Elle m'entendra bientôt ronronner à ses douces oreilles, maintenant que j'ai mis le doigt sur son secret. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Qu'elle pouvait rester si mystérieuse ? Qu'un flic comme moi n'irait pas creuser plus loin que sa jolie apparence ? Pour dire vrai, je n'aurais jamais pris le risque d'aller vérifier son nom dans les fichiers policiers si elle ne m'avait pas tendue la perche. Ce n'est pas vraiment dans mon habitude de stalker toutes mes connaissances. Mais il y a deux jours, j'ai vraiment perçu qu'il y avait un truc qui clochait chez elle. Un mensonge, un mécanisme de défense trop exubérant pour être sans incidence. J'ai découvert fortuitement qu'elle bossait à la parfumerie de Blackwood Moutain. Je m'y rendais pour offrir un cadeau à ma soeur, en vue de son prochain anniversaire. Pour un homme peu imaginatif quant à ce qu'il pouvait offrir à une femme de 25 ans, la parfumerie m'avait semblé être une solution acceptable. Quelle fabuleuse idée je me suis rendu compte avoir eu quand j'ai débarqué dans la boutique, au beau milieu d'un branle-bas de combat. Une querelle entre deux collègues. Non. Pas deux collègues. Entre la magnifique December et l'inconnue. Elles n'ont pas capté ma présence, sur le moment. Alors j'ai tendu l'oreille. Une histoire de père mort, de reproches qui pleuvaient sur la brune, mais qui, en contre partie, ne s'excusait pas mais enfonçait le clou, en se moquant hostilement du deuil de la seconde. Quelle femme aussi ravissante pouvait se foutre ouvertement de la peine de l'autre ? Une orpheline. Le diagnostic était posé.

Je quitte les pages, effacent mes traces autant que je peux en sachant pertinemment qu'un supérieur pouvait avoir accès à mes requêtes, s'il cherchait. Je trouverais une raison susceptible de le convaincre, au cas où on m'interrogerait sur cet écart. Mais il y a peu de risques à vrai dire. J'ai plutôt le rôle du bon flic, à côté de cette loque de Tim Horns. Et mon père à mes côtés. Je suis plutôt serein, en réalité. Je ne me suis pas trop mouillé, et la découverte en valait la peine. Allons maintenant opposer mon suspect à mes preuves. Est-ce que je vois ça comme un jeu, parce que je n'ai vraiment rien d'autre à foutre de mes journées ? Je crois bien. Est-ce que je vais jouir quand je vais voir sa tête se décomposer ? Il y a des chances. Qu'est-ce que j'attends, au final, de cette rencontre ? Elle. Je la veux. Je récupère mes clefs de bagnole, sort avec bien trop grand hâte du commissariat, et je file à ma voiture de fonction. Direction la parfumerie.

Pile à l'heure. Quand je débarque, elle sort tout juste de la boutique. Sûrement pour aller prendre sa pause déjeuner. Je trottine pour la rattraper, et je la saisis délicatement par le bras pour qu'elle se retourne.

« Ah, December. Tu veux que j'explique à ta collègue pourquoi tu lui parles comme un chien, ou tu le fais de toi même ? »

_________________

« Des verres de vin, qui me donneraient l'air de vaincre,
Alors que j'perdrais mes moyens, face à ton regard divin,
Je souhaiterais te perdre dans le silence, si tes lèvres pouvaient mordre ma bouche,
Ou bien dans l'vin tu sais, dans l'or de sa vapeur rouge. »
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