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 RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,

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MessageSujet: RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,   Mar 1 Nov - 15:49


RP COMMUN
#1

Une petite parenthèse

- Vous devez respecter l'ordre de postage. Si un membre devient inactif, le mdj se chargera de le dégager, proprement, pour vous. N'attendez pas le mdj dans l'ordre de postage, il viendra vous offrir des effets papillons et péripéties de temps en temps. Puisqu'il s'agit d'un sujet commun, si vous êtes inactif dans ce dernier (le faites attendre plus de deux semaines), vous serez retiré du sujet (sauf en cas d'absence signalée)
Pour relire les explications: c'est ici

NB: NE POSTEZ ICI QUE SI NOUS VOUS DIRIGEONS VERS CE SUJET SVP


Votre rp commun

Une odeur étrange, quelques oiseaux qui s'envolent tout doucement dans la noirceur. Il fait froid cette nuit, comparée aux nuits précédentes. Un froid mortel, comme s'amuserait à dire certaines personnes non présentes ce soir. Pour toi, c'est tout autre. Tu regardes vers le Nord, te demandant ce qui se passe exactement au travers de la forêt. La tête te tourne un moment, probablement dut à la course que tu viens de faire. Courir quelques minutes sans t'arrêter pour reprendre ton souffle, ce n'est pas exactement dans tes habitudes, mais tu n'avais pas le choix. Depuis maintenant un peu plus de 24 heures, tu tournes en rond, tu te sens seul. Tu t'es perdu en forêt, une première pour toi. Ce n'est pas drôle tous les jours dans le monde et pour l'instant, c'est ton moment à toi. Ton jour de malheur, en quelque sorte.

Lentement, tu te lèves et tu arpentes les lieux, regardant un peu autour de toi, ne voulant pas paraitre pour quelqu'un qui cherche une manière de se cacher. Mais c'est tout de même ce que tu fais, juste au cas. À ta droite se trouve un fossé assez creux pour pouvoir te cacher assez facilement de tous types d'individus. À ta gauche, une crevasse. Elle est beaucoup plus petite, mais c'est une bien meilleure cachette, si tu arrives à t'y faufiler. Soudainement, tu perçois quelque chose au loin, comme un cri d'animal. Un loup ? Non, c'est beaucoup plus gros. Quelque chose d'effroyable, quelque chose qui n'a rien d'humain. Peut-être une personne blessée ? C'est ce qui te traverses un moment l'esprit, mais puisque tu n'as pas le temps de commenter sur le sujet, tu penses immédiatement au pire. Tu te mets à trembler un peu et ce n'est pas à cause du froid maintenant, mais bien à cause de la peur. Si tu es courageux un peu, tu viens de perdre quelques points aux yeux des gens qui pourraient te voir grelotter de la sorte. Alors, quoi faire maintenant ? Te jeter dans le fossé et espérer ne pas te faire voir ou bien te diriger vers la crevasse et prier pour avoir assez de temps pour réussir à te cacher, avant que cette ''chose'' n'arrive vers toi ?
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MessageSujet: Re: RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,   Mar 1 Nov - 20:33

Mais qu'est-ce qui t'a pris ? Qu'est-ce que tu fous là ? Cela va faire dix ans maintenant que tu habites dans ce petit patelin qu'est Blackwood Mountains et jamais durant toutes ses années tu n'as été aussi loin dans les bois. Mais cette fois c'était la fois de trop, tu n'avais pas le choix. Tu étais tranquillement chez toi en train de prendre ton petit-déjeuner avec ta petite femme et il a fallu qu'elle s'invite. Évidemment tu n'avais pas ton mot dire, Claudia est la grande amie de Jamie, tu ne pouvais pas dire que tu n'avais pas envie de voir sa tronche, ça aurait cassé ton image de gentil petit mari. Du coup ça t'a énervé et tu es parti. Pourquoi dans les bois ? Toi-même tu ne sais pas, tu avais besoin de marcher pour souffler un peu et qu'on te foute la paix. Les bois c'est bien, il n'y a personne pour venir t'embêter. Habituellement il n'y a personne... Tellement énervé mais à la fois dans tes pensées, tu as continué à marcher tout droit, t'éloignant petit à petit du sentier. C'est comme ça que tu t'es perdu comme un imbécile.

Les heures défilent et tu ne trouves pas la sortie de ce foutu labyrinthe qu'est cette forêt. La nuit est tombée ce qui ne t'aide pas vraiment à y voir grand chose. Tu vas être bon pour dormir dans les bois. Génial. Tu as froid, tu as faim et cette atmosphère de film d'horreur qu'est la forêt en pleine nuit ne te rassure pas des masses. Le cœur qui bat à vive à allure à force de courir dans les bois à la recherche d'un peu de civilisation tu as l'impression que tu vas recracher tes poumons. Toutes ces clopes que tu as fumées tu les regrettes à ce moment précis. Tu t'arrêtes pour reprendre ton souffle. Tu as tu mal à respirer. Il fait froid, l'air que tu avales te congèle les poumons. Tu relèves doucement la tête. Tu as beau regarder de tous les côtés mais tu es totalement perdu, tu ne sais même pas si tu tournes en rond ou si tu avances. Tous ces arbres se ressemblent, ça t'angoisse. Tu n'en peux plus de ces foutus arbres que tu vois depuis maintenant depuis 24h. En plus de cela tu te sens observé, histoire d'améliorer les choses. Tu sens une présence, tapie dans l'ombre qui est sûrement en train de se fendre la poire en te voyant galérer dans les bois depuis des heures. Tu tentes de reprendre tes esprits, tu ne laisses pas la paranoïa te submerger et tu cherches désespéramment un endroit où te dissimuler pour ne pas te faire attaquer par les bêtes sauvages ou cette chose que t'épie. Deux options se présentent à toi : soit tu vas à droite dans un faussé facile d'accès, soit tu vas à gauche dans une crevasse plutôt étroite. Tandis que tu pèses le pour et le contre, un bruit te fait sortir de tes songes. Un cri d'animal. Un horrible cri d'animal. « Oh putain, qu'est-ce que c'est que cette merde... » lâches-tu, paniqué. Et puis là tu aperçois une silhouette un peu plus loin dans la pénombre. Un animal ? Un humain ? Tu ne serais dire mais la chose est effrayante. Des frissons commencent à parcourir tes bras. Toi, Nick Phillips, le gros dur, tu es terrifié. Tu n'as plus de temps devant toi, tu dois te décider. Tu te précipites à droite dans le fossé, te disant que tu es beaucoup trop grand pour réussir à te faufiler dans la crevasse. Tu te plaques contre les rebords et te fais le plus petit possible. Ta respiration est saccadée et tu attends que quelque chose se passe. Car tu sais qu'il va se passer quelque chose...

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MessageSujet: Re: RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,   Ven 4 Nov - 13:49

Leur relation n’est plus la même. Pas depuis qu’elle a avoué à Simon pour son avortement. C’en est presque terrifiant. Cette gêne, cette absence de réaction. Comme un feu éteint, une fleur fanée, un cœur brisé. Elle se résigne à perdre la lutte, ayant conscience qu’il n’y a ni gagnant ni perdant. Seulement de la souffrance des deux côtés. Elle méritait d’en être libérée. Et pour ça, elle a fait le choix d’interrompre sa grossesse. Elle regrette son geste aujourd’hui alors qu’hier cela lui paraissait être une évidence. Comment élever un enfant, sans père, quand sa vie est un foutoir sans nom ? Pour cette raison, elle avait renoncé à l’espoir qu’elle avait misé sur cette partie. Match nul par consentement imposé, forcé. Existe-t-il quelque chose de pire au monde que Simon lui tournant le dos ? Elle tente de cultiver l’indifférence pour lui donner une chance de partir. Maintenant, tout de suite, immédiatement. Avant qu’elle ne change d’avis et revienne sur sa décision. Parce qu’elle est capable de faire voler en éclats cette putain de distance qu’il lui impose. Elle tend la main et le monde entier se réfugie au creux de son regard, dans ce regard compatissant qu’elle lui porte. Pour mieux encercler son épaule entre ses doigts l’instant d’après. Elle esquisse une faille au creux de sa muraille, compromet l’équilibre de sa forteresse, tente de s’engouffrer. Elle prend un risque qui, d’ordinaire, crève à l’orée de ses lèvres. Essoufflée avant même de courir. Échinée avant même d’émerger. Un risque dont l’existence suffit à la faire frissonner. La faille préserve cette valeur inestimable, il la repousse avant le contact peau contre peau. S’il te plaît, pardonne-moi Simon, supplie-t-elle à demi-mots. Il se lève, il s’en va. Et elle contemple l’œuvre chaotique d'un destin capricieux.

A la manière d’une vague qui se brise contre un récif, l’inconfort se fait intense sous la peau. Comme un souffle venu se heurter à la chair, elle pousse les doigts à venir tirer légèrement sur le col de sa chemise. Eviter l’asphyxie en éloignant d’un geste quelque peu malhabile la pression contre sa gorge. Elle n’en peut plus, il faut qu’elle aille faire un tour dehors. La respiration de la petite brlonde est haletante, ses yeux tressautent frénétiquement à la recherche d’un point d’ancrage. Elle se sent comme submergée, perdue en pleine mer, elle suffoque. Alors elle quitte son appartement, dépasse la ville de Blackwood Mountains qu’elle ne connait que trop bien, elle tourne les talons vers une direction ou une autre, sans savoir vraiment où elle va. Elle marche sans doute un peu trop longtemps, sans être apeurée, elle est plus calme maintenant : elle se balade dans les bois. Pensive, elle ère comme une âme en peine, s’écarte du sentier battu sans s’en rendre compte. Et lorsqu’elle reprend conscience, elle voit avec horreur qu’il fait déjà nuit. Elle ignore depuis combien de temps elle tourne en rond ainsi. Ses yeux abritent l’anxiété qui grouille sous sa peau. L’incompréhension aurait pu être le premier sentiment qui gouverne Cordy, mais il en est autrement. Perdition, anxiété, incompréhension, faiblesse. Tout ce florilège de sensations empêche la jeune femme de penser correctement. Elle se sent comme prisonnière, prise au piège. Enfermée dans ces bois sombres, l’angoisse grandit à mesure où elle discerne ce qui ressemble à une infinité d’arbres rachitiques à perte de vue.

Un hurlement effroyable lui perce les tympans. Un froid extrême vient se nicher en son sein, et paralyse la petite blonde. Elle s’effondre avec fracas, à même le sol, au pied d’un fossé dans lequel elle aperçoit un jeune homme roulé en boule, tremblant de peur. Leur regard se croise l’espace d’un instant et elle partage ce sentiment d’effroi. Ses vêtements lui collent à la peau, et l’enserrent comme un étau autour de son corps. Elle tente désespérément de déboutonner un ou deux boutons pour mieux respirer, mais ses gestes sont trop approximatifs, bien trop brouillon pour parvenir à un résultat satisfaisant. Une vague de tremblements secoue son échine, fait claquer ses dents et teinte ses lèvres d’une couleur violâtre. Sa vision est brouillée, sa bouche asséchée par le manque d’hydratation. L’aridité de sa gorge comprime ses cordes vocales et bloque sa voix. Troublée devant le mutisme qui se déloge d’entre ses lèvres grelottantes, Cordélia s’empresse un peu plus à se redresser pour se remettre sur pieds le plus rapidement possible afin de trouver une autre cachette. Ses doigts tâtonnent aveuglement, à la recherche d’un point d’ancrage, d’un appui. Enroulée sur elle-même telle une crevette, la jeune femme se débat, se tortille jusqu’à trouver la force pour se relever. Elle respire enfin. La jeune blonde ne se fait pas prier pour se jeter dans la crevasse dans laquelle elle tente de s’y glisser en rampant rapidement et frénétiquement au sol. Elle est frigorifiée, et c’est dans un tremblement incontrôlable qu’elle gémit de douleur. Dans ses mains elle souffle, pour se réchauffer, quand son corps ne répond pas comme elle souhaite. Elle s’acharne, elle lutte à se faire discrète dans cette cachette de fortune.

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MessageSujet: Re: RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,   Dim 6 Nov - 15:27

Tu es dans ton fossé, recroquevillé comme un frêle petit animal apeuré. Tu es ridicule, tu le sais, mais pour l'instant tu n'en as que faire. Tout ce que tu veux c'est survivre. Jamais tu n'aurais cru que tu tenais autant à la vie. Toi qui es tellement désinvolte, désagréable et pessimiste tu tiens à ta vie et te raccroche à la dernière lueur d'espoir. Le souffle court, tu essaies de garder ton calme alors que la peur ne cesse de t'envahir petit à petit. Alors que tu t'attends à revoir l'ignoble chose qui t'a fait déguerpir comme un lapin un autre bruit te tire de tes songes. Le bruit de feuilles qui craquent sous le poids de quelque chose et enfin la même chose qui heurte le sol. Tu lèves les yeux vers la source du remue-ménage et c'est là que tu la vois, surpris. Une jeune femme, de la vingtaine, blonde, au visage aussi horrifié que le tien. Vos regards se croisent. Vos deux mêmes regards emplis de peur et de panique. Tu te demandes si ce n'est pas elle la fameuse silhouette effrayante que tu as aperçue plus tôt. Aurais-tu eu peur d'une femme ? Tu chasses cette idée de ta tête en la voyant dans le même état que toi. Cette fois tu en es certain, elle aussi elle l'a vu. Au regard de son visage tu te sens étrangement soulagé... Tu sais dès à présent que tu n'es pas fou ni paranoïaque à force d'errer dans cette forêt, que cette chose existe malheureusement bien. À cette pensée, ton visage plein de terre se crispe encore plus. Tu sais également que maintenant tu n'es plus seul dans cette galère. Tu t'apprêtes à faire à signe à la jeune femme de venir te rejoindre dans ta cachette mais tu es trop lent. Elle se relève d'une traite et tu l'as voit courir en direction de la crevasse que tu as auparavant. Elle se faufile tant bien que mal à l'intérieur et ne bouge plus. Il ne reste que ça à faire finalement : ne plus bouger. Rester parfaitement immobile, se taire et attendre que la fin approche.

Tu ne sais pas depuis combien de temps tu es là-dedans. Tu sais juste que tu attends patiemment de te faire dévorer par la bête. Tu penses à ton frère, à comment il va s'en sortir sans toi. Tu as également une pensée pour Jamie, ta femme. Tu te dis qu'au final elle se porterait mieux si tu n'étais pas là pour lui rafler tout son argent derrière son dos. Ton esprit vagabonde un peu partout, ta vie défile lentement sous tes yeux. Bizarrement tu es en train de te préparer à mourir plutôt que de te battre pour ta propre vie. Tu apprends finalement beaucoup de choses au fin fond de ton fossé. Une bonne heure doit être passée à présent. Impatient que tu es, tu décides finalement de sortir de ta cachette. Tu te hisses du fossé, déchirant au passage ton tee-shirt anciennement blanc. Tu grognes en voyant dans l'état que tu es : plein de terre et de boue, les vêtements partiellement abîme et le corps recouvert de plusieurs petites entailles. Ton premier réflexe est d'aller voir la jeune femme que tu as vue tout à l'heure. Tu te diriges lentement vers la crevasse où tu l'as aperçu pour la dernière fois, espérant ne pas la retrouvait en charpie. Tu lances quelques regards inquiets autour de toi au cas où la chose soit encore dans les parages. Arrivé près de crevasse, tu lances un discret « Eh toi ! ». Pas un bruit. Tu te dis qu'elle est encore sur le choc, qu'elle ne réagit pas tout de suite. Ou bien peut-être qu'elle n'est plus là, qu'elle s'est enfuie ou qu'elle s'est faite emporté par la bête. « Ça va là-dedans ? » dis-tu maladroitement. « Je crois que... que c'est parti... » Tu attends une réponse, un signe de vie. Jamais tu n'aurais cru de ta vie aimer voir quelqu'un, toi l’associable de service.

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MessageSujet: Re: RP COMMUN #1 | Feat: Cordélia, Nick,   Ven 11 Nov - 1:13

Cette peur insatiable, inassouvie et inavouable, elle n’a aucun alibi, aucun endroit où se terrer et par-dessus tout, elle est fière de sa simple condition. Elle existe, elle persiste, elle se divulgue dans son entièreté. Elle la lit dans le reflet que les prunelles chocolatées du jeune homme lui renvoient, elle est soumise à son règne, la déchiffre derrière les nuances opalines de son teint et elle la maudit de tout son être. Même si elle se détourne, elle est là, elle la traque. Elle la ronge de l’intérieur. Le jeune homme la toise avec frayeur mais qui se contemple vraiment ? Cordélia ou ce jeune homme apeuré ? Elle ne saurait le dire parce qu’avec effroi, elle doit admettre qu’ils ne partagent qu’une seule et même entité : l’horreur. Ses doigts s’élancent  et s’acharnent comme pour sauver cette humanité qui lui fait tant défaut en cet instant et s’attardent sur la surface glacée qui la domine par sa vérité. Ce n’est pas qu’un sanglier, c’est autre chose. Oui. Et elle le sait. Elle sait au plus profond d’elle qu’elle ne pourra pas résister longtemps, recroquevillée dans cette crevasse. Elle sait que si cette chose la trouve, elle va l’arracher de sa cachette pour se repaitre d’une innocente, d’une incrédule et d’une idiote malheureuse. Qui est le plus à plaindre ? Ses futures victimes ? Ou cette chose, tortionnaire involontaire –ou volontaire, qui sait ? Sa terreur l’étrangle et pourtant, elle ne peut balayer cette interrogation avec des bons sentiments qu’elle ne possède pas. Elle tétanisée de tout son corps tout autant qu’ils sont prisonniers, elle et le jeune homme dans le crevasse, d’un triste sort. Elle serre son poing et ferme les paupières une poignée de secondes. Elle pourrait heurter sa tête contre la cavité, se briser le crâne pour effacer définitivement ce miroitement, cette supplique visuelle. Mais cela ne soulagerait ni la force de cette injustice, ni sa part de regret grandissante. A quoi bon ? Elle respire. Une, deux, trois, peut-être dix fois avant d’étendre son champ optique à la pénombre des bois qu’elle tente de percer.

Vais-je mourir ? Quel jour sommes-nous ? Quelle heure ? Quel mois ? Songe- t-elle avec effroi. Elle ne sait plus. Dans sa tête tout se mélange. Les courants d’air portés par la brise du soir lui lacèrent le visage comme des coups de cutter. Ses pieds sont comme gelés, son estomac douloureux, ses os prêts à se rompre. Et pourtant, Cordélia est plus qu’anxieuse, elle est paralysée par la peur. Son cœur semble s’étouffer d’un trop plein d’effarement, et elle n’a qu’une seule envie, crier. Crier, tellement sa rage est à son apogée. Et malgré cette sensation de colère qui la saisit, il y a toujours cette part de peur. Et tandis qu’elle avait peur, le jeune homme vint. Et venant, sa peur diminua. Le martèlement de ses chaussures est le seul bruit qui se répercute en écho dans sa tête. Ses pas ne sont assurément pas ceux de la créature, ce sont les siens. Son esprit se replie pour ne pas affronter les prochains instants d’horreur à venir. Eh toi ! L'oppression, la suffocation tout est bon pour l’entraver, subissant la désagréable sensation d'un étau autour de sa gorge. Ça va là-dedans ? Le sentiment qu'on va lui broyer la poitrine est omniprésent et rien pour lui ôter cette cuisante impression. Je crois que … c’est parti … Elle déglutit avec difficulté tout en posant son regard sur le jeune homme qui s’approche d’elle, puis elle commence à ramper doucement, en se tortillant comme un ver afin de sortir petit à petit de la crevasse qui déchire partiellement ses vêtements tout crotté de boue et feuilles séchées. C’est en titubant qu’elle se met debout, tremblotant de peur. Ses lèvres roses s’entrechoquent rapidement entres elles, alors que sa voix apeurée s’élèvent doucement : Je suis désolée, je … je ne voulais pas t'apporter des ennuis, alors je … Soudainement secouée d’une crise de larmes, le visage ahurie et blafard par la panique, elle plaque ses mains contre sa bouche pour retenir un sanglot. Elle ferme les yeux avant de gémir entre ses mains : J’ai eu tellement peur … Ses épaules se soulèvement sous ses pleurs silencieux, qu’elle ne parvient pas à retenir. La honte n’existe plus, pas pour elle, pas un instant, pas dans cette situation de frayeur extrême.

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